Mag la Réunion Mafate

Les sites naturels majeurs de La Réunion

La Réunion Océan Indien Discover il y a
Ecrit par

Les sites naturels majeurs de La Réunion

À La Réunion, les grands sites naturels ne se résument pas à quelques panoramas célèbres. Ils composent presque l’identité même de l’île. Le cœur classé au patrimoine mondial de l’UNESCO couvre plus de 100 000 hectares, soit environ 40 pour cent du territoire, sur une île formée de deux massifs volcaniques. Cela donne tout de suite une idée de l’échelle réelle du décor.

On arrive souvent avec l’image d’une île tropicale. On découvre surtout une île de reliefs, de ruptures, de gorges, de remparts, de forêts humides et de littoraux très différents les uns des autres. Les sites naturels majeurs de La Réunion ne racontent donc pas un seul paysage. Ils racontent plusieurs mondes qui cohabitent sur une même terre.

Mag La Réunion Piton fournaise

Le Piton de la Fournaise, là où l’île devient minérale

S’il fallait retenir un site naturel qui résume la puissance géologique de La Réunion, ce serait d’abord le Piton de la Fournaise. Le site officiel de l’île le présente comme l’un des grands emblèmes réunionnais, au cœur d’un univers volcanique classé à l’UNESCO, avec des paysages qui donnent parfois l’impression d’entrer dans un autre monde.

Ce qui frappe ici, ce n’est pas seulement le volcan en lui-même. C’est tout ce qui l’entoure : la montée vers le pas de Bellecombe, l’enclos, la Plaine des Sables, la sensation de nudité du relief, puis plus bas la route des Laves et le Grand Brûlé, où la RN2 traverse les anciennes coulées entre Sainte-Rose et Saint-Philippe. On comprend alors que le volcan ne forme pas un site isolé. Il façonne aussi tout un pan du sud-est de l’île.

Les trois cirques, le grand cœur spectaculaire de l’île

L’autre ensemble majeur, ce sont bien sûr les trois cirques. Le site officiel rappelle que Mafate, Cilaos et Salazie sont accolés au Piton des Neiges et comptent parmi les paysages les plus forts de l’île. Ils n’ont pourtant pas la même présence. Chacun donne une lecture différente de La Réunion.

Mafate est sans doute le plus à part. L’office du tourisme le décrit comme un monde hors du temps, dessiné par des remparts abrupts, et précise qu’il est exclusivement accessible à pied ou par hélicoptère. C’est un site majeur non seulement pour sa beauté, mais pour ce sentiment très rare d’isolement au cœur même de l’île.

Cilaos raconte autre chose. Le cirque paraît plus habité, plus net dans ses lignes, avec la présence constante du Piton des Neiges, point culminant de l’île à un peu plus de 3 069 mètres selon le site officiel. Le volcan est endormi depuis très longtemps, mais il reste central dans la formation de l’île et dans l’imaginaire du voyage.

Salazie, lui, apporte le versant le plus luxuriant. C’est aussi dans son secteur que se trouve le Trou de Fer, présenté par l’office du tourisme comme un gouffre d’environ 300 mètres de profondeur, alimenté par plusieurs cours d’eau pour un dénivelé total de chute de 725 mètres. Avec Bélouve tout près, on entre ici dans une Réunion plus humide, plus verte, presque plus verticale encore.

Du Sud sauvage aux forêts de l’est, la nature la plus brute

Quand on quitte les hauts pour longer le sud-est, le décor ne s’adoucit pas vraiment. Il change de texture. La route des Laves traverse des paysages basaltiques, arides par endroits, entre Grande Anse, Saint-Joseph, Saint-Philippe, la Pointe de la Table ou le Grand Brûlé. Ce littoral montre une île encore en train de dialoguer avec ses propres coulées.

C’est une facette majeure de La Réunion parce qu’elle casse complètement l’idée d’une île tropicale uniforme. Ici, la nature paraît plus rugueuse, plus exposée, presque plus neuve par moments. Et c’est précisément ce contraste entre les cirques verdoyants, le volcan et ce littoral de lave qui donne autant de densité au voyage.

Le lagon de l’ouest, l’autre grand site naturel

Il manquerait pourtant quelque chose d’essentiel si l’on oubliait le littoral ouest. La plage de l’Hermitage s’étire sur plusieurs kilomètres entre Saint-Gilles et La Saline, et la Réserve naturelle marine de La Réunion couvre 3 500 hectares sur la côte ouest et sud-ouest. Ce n’est pas seulement un décor balnéaire. C’est aussi un grand site naturel de l’île, avec ses récifs coralliens, ses eaux plus calmes et une autre manière d’entrer dans le paysage réunionnais.

Ce lagon compte justement parce qu’il complète tout le reste. Après les remparts, les cirques, les crêtes, les forêts et les coulées, il rappelle que La Réunion sait aussi offrir une nature plus douce, plus lumineuse, plus horizontale. Mais même là, l’île ne devient jamais tout à fait lisse. Le relief reste dans le regard, juste derrière la mer.

Au fond, les sites naturels majeurs de La Réunion ne se lisent pas comme une simple collection d’incontournables. Le Piton de la Fournaise, les trois cirques, le Piton des Neiges, le Trou de Fer, la route des Laves et le lagon de l’ouest forment surtout une même géographie du contraste. C’est ce qui donne autant de relief à un voyage à La Réunion, et c’est aussi ce qui rend un circuit à La Réunion si différent d’un simple séjour insulaire. Dans notre magazine voyagee, ce sujet permettrait très naturellement d’ouvrir vers d’autres récits plus précis, dédiés à chacun de ces grands paysages.

Mag La Réunion

Imaginer son voyage à La Réunion

Plusieurs façons d’explorer La Réunion selon votre rythme et vos envies.
Parcourez les itinéraires possibles et trouvez l’inspiration pour votre séjour

picto message
picto cross
picto phone

Nous appeler

picto send

Nous écrire